Mesure et tracking

Consentement cookies : l'UE envisagerait quatre mois avant de redemander

Par Rédaction Djin Agency · · 2 min de lecture

D'après Leptidigital, un texte de compromis discuté au Conseil de l'UE fixerait à quatre mois, et non six, le délai minimal avant de redemander un consentement refusé. Un détail technique qui pèse directement sur le volume de données mesurables.

Le sujet du consentement aux cookies revient sur la table à Bruxelles. Selon Leptidigital, le texte de compromis porté par la présidence irlandaise du Conseil de l'UE prévoirait un délai minimal de quatre mois avant qu'un site puisse solliciter à nouveau un internaute ayant refusé les cookies. Une autre option envisageait six mois.

Un texte encore en discussion

Les détails complets du texte ne sont pas connus à ce stade, et il s'agit d'un compromis en discussion, pas d'une règle adoptée. Le calendrier d'entrée en vigueur et la portée exacte de la mesure restent à préciser. Il faut donc suivre la suite des négociations avant de tirer des conclusions définitives.

Un délai qui pèse sur la mesure

Pourquoi ce délai compte-t-il autant ? Parce que chaque refus de consentement réduit la part de visiteurs dont le parcours peut être suivi par les outils d'analyse et les pixels publicitaires. Plus l'écart entre deux demandes est long, plus un refus prive durablement l'annonceur de signaux. Un délai de quatre mois laisserait, en théorie, davantage d'occasions de convaincre l'utilisateur qu'un délai de six mois.

Le taux d'opt-in au cœur de la performance

Pour les équipes marketing, la question dépasse donc le juridique : le taux d'opt-in conditionne la qualité des rapports, l'attribution des conversions et l'apprentissage des algorithmes des plateformes publicitaires. Une bannière claire et une proposition de valeur compréhensible restent les meilleurs leviers pour limiter les refus, quel que soit le délai finalement retenu.

Réduire sa dépendance aux cookies

En parallèle, ce type d'évolution rappelle l'intérêt de solutions de mesure moins dépendantes des cookies tiers : collecte côté serveur respectueuse du consentement, données first-party issues des formulaires et du CRM, ou encore modélisation des conversions proposée par certaines plateformes.

Ce que ça change pour les annonceurs au Maroc

Les annonceurs marocains qui ciblent des internautes européens ou exploitent des sites accessibles depuis l'UE seront concernés si le texte est adopté. C'est le moment d'auditer sa bannière de consentement, ses taux d'acceptation et la robustesse de son tracking face aux refus, en s'appuyant davantage sur les données first-party.

Questions fréquentes

Que prévoit le compromis évoqué au Conseil de l'UE ?

D'après Leptidigital, il fixerait à quatre mois, et non six, le délai minimal avant de redemander un consentement aux cookies refusé par un internaute.

Cette règle est-elle déjà en vigueur ?

Non, il s'agit d'un texte de compromis en discussion. Son adoption et son calendrier restent à confirmer.

Pourquoi ce délai intéresse-t-il les annonceurs ?

Parce que les taux d'opt-in déterminent directement le volume de données mesurables, donc la qualité du suivi des conversions et des campagnes.

Sources : Leptidigital. Article résumé et réécrit en français par Djin Agency.

Pour aller plus loin : Tracking et conversions

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